mardi 14 juin 2011

De USJ à Nara

La semaine dernière, activités très variées. Un bond de géant entre le mercredi après-midi à USJ (Universal Studio Japan) au milieu des reproductions des grands films américains et des manèges à sensation, et le week-end dans la tranquille Nara, à aller de temple en temple entre les biches et les cerfs. Mais n'est-ce pas cela tout le charme du Japon?
En vivant à Kobe, on a tendance à oublier la seconde partie de la balance, au profit de la frénésie urbaine.


un des cascadeurs est tombé et a réussit à se raccrocher au bord de la roue. Heureusement pour lui car ils n'ont pas de filet

le pont est vrai, lui

Waterworld. leurs cascadeurs sont impressionants

à la sortie de USJ: on continue dans la culture américaine. 32 parfums de pop corn!
Miel-noix a été notre choix.


Maintenant, dans un registre un peu plus japonais, Nara.
Vous vous souvenez sûrement de Nara, j'y suis allée déjà deux fois. Ancienne capitale du Japon, aujourd'hui toujours lieu religieux de première importance dans le pays.
On est partis de Kobe samedi matin. Il faut presque 2 heures pour arriver à Nara, car il y a plusieurs changements à faire dans le métro à Osaka (bien qu'au retour on ait trouvé une meilleure route).

On nous annoncait de la pluie pour tout le week end, mais le ciel a été clément. La pluie n'est arrivée que le dimanche après-midi. Le reste du temps, un ciel gris, pas génial pour les photos, mais agréable en température pour nous.

Nous nous sommes d'abord promené dans ce qu'on appelle le "parc de Nara", qui est en gros la partie ancienne du centre ville où sont tous les temples entourés de grandes étendues d'herbes, de petits lacs et de cerfs.
Nous avons traversé les premises du Kofukuji ("ji" en japonais signifie temple Bouddhiste. alors que "jinja" signifie temple shintoiste). Il est pour moi différent des autres temples car on y rentre sans payer, mais c'est sûrement car les deux principaux monuments sont en reconstruction- et ce encore pour les 6 prochaines années. Mais on peut y voir une pagode à 5 étage. J'étais déjà venue là, et avais visité le hall des trésors, dans lequel sont exhibé les statues et autres vestiges artistiques de la grandiose époque de Nara. Mais cette fois-ci, je découvre un petit temple devant lequel les pèlerins viennent réciter des sutras (chose rare).




Ema: tablettes de voeux


En sortant du temple, un petit lac entouré de bancs nous invite à nous assoir pour manger notre pic nic.






Ensuite, direction Ukimido, un petit pavillon construit sur l'eau. Rien de bien exceptionnel, mais c'est tellement joli. J'aime y passer quand je viens à Nara. Cet hiver, ils ont refait les ponts menant au pavillon. Du bois, blanc et mou, émane une odeur qui ne fait que rajouter à la tranquillité du lieu.



Puis à travers les bois nous rejoignons Kasuga Taisha. Un temple de première importance et célèbre pour ses lanternes. La longue route menant au temple est pavée de lanternes en pierre. Sur certaines d'entre elles, sont gravés en relief les fameux cerfs de Nara.





la fontaine de purification à l'entrée du temple


 Je pensais que c'était là ce qu'il y avait à voir, mais en arrivant au temple, je suis émerveillée par les lanternes en métal qui pendent le long des murs. Il y en a des centaines.



en jettant un coup d'oeil dans la boite d'objets à brûler













Une autre petite surprise nous attend. Un mariage traditionnel! C'est quelque chose que je n'avais encore jamais vu, car les japonaises prefèrent un mariage à l'Occidentale que la rigueur du temple.
Nous sommes arrivés peu avant la fin de la cérémonie. Il était interdit de faire des photos- non pas à cause du mariage, mais car il est interdit de faire des photos de l'intérieur des bâtiments. 
Mais on pouvait en faire ensuite, quand les mariés et les quelques invités (tous habillés en noir) se sont rassemblés dans la cour pour prendre des photos. 


Mais n'allez pas penser que c'est une famille traditionnelle. Je pense qu'ils se mariaient au temple comme d'autre le font à Vegas. Les mariés étaient assistés par une employée du temple, qui leur disait quoi faire, remettait leurs vêtements en place... Et ils riaient bien trop pour la rigueur traditionnelle japonaise. 

Nous sommes partis du temple peu avant l'heure de fermeture (5h), nous avons continué l'exploration des chemins dans la forêt, menant à des petits lieux de prière, des statues... avant de se rediriger vers le centre ville pour un repas dans l'arcade principale de Nara. 


des emas bien particuliers dans ce temple!

et il y en a partout!

voyez, je n'exagère pas!

ces emas là sont placés dans un petit autel à part, qui est en lien avec deux autre temples, dans des directions opposées. L'un protège les femmes des maladies jusqu'à la taille; l'autre de la taille aux pieds.


de retour en ville, une étrange boutique qui vend des légumes, des fleurs et des vêtements. Drôle de mélange!

Notre hotel est situé à l'autre bout de la ville, mais vus sa taille, on y est rendu en 15 minutes. C'est un tout petit hotel, mais bien conçu, avec une bibliothèque, une DVDthèque, des ordinateurs avec internet en libre accès,une cuisine et des boissons à disposition des clients. La seule étrangeté est l'organisation des chambres, dans lesquelles il y a une salle de bain, toute vitrée!

l'accueil/salle commune de l'hôtel

la chambre/salle de bain

Deuxième journée

Réveil plutôt tardif. On fait un brunch en centre ville. Omurerisu: vous savez la version japonaise de l'omelette!

On prend un bus direction Horyuji, un des plus célèbres temples de Nara. Il se situe en dehors de la ville. Ce n'est qu'une fois dans le bus qu'on se rend compte qu'il y en a pour 1h de trajet (cela aurait été plus rapide en train!). Mais nous ne sommes jamais arrivés à Horyuji! En cours de route, le chauffeur annonce le nom d'un temple à un arrêt et tout le monde ou presque descend. Intrigués, on les suit. On se retrouve entre deux grands (et importants dans l'histoire japonaise) temples: à notre droite, Toshodaiji, et son grand parc; à notre gauche,Yakushiji et ses deux pagodes, l'une noire l'autre dorée.

Sur le chemin, entre les deux temples




Nous avons d'abord visité Yakushiji. Ce n'est qu'une fois entrés que je me suis rendue compte que j'étais déjà venue, en octobre, lors d'une visite avec le cours d'histoire de l'art. Mais depuis j'ai vu tellement de choses que cela se confondait dans ma mémoire avec les autres temples.

l'entrée du temple, guardé par les dieux du feu et du vent






il y avait des pots de fleurs avec des nénufars partout dans le temple

quelque peu artificiel, on en convient. Il ne pleuvait pas tant que cela!


Nous avons fini la visite avec Toshodaiji, sous la pluie.




le sanctuaire dédié au fondateur du temple






sur les toits du temple


lundi 13 juin 2011

l'age autorisé au Japon

La majorité au Japon s'obtient non pas à 18 mais à 20 ans. C'est l'âge légal pour boire, acheter des cigarettes, fréquenter les love hotels, acheter un téléphone portable sans ses parents...
En janvier il y a même une grande cérémonie officielle: "coming of age", littéralement, arriver à l'âge. C'est maintenant devenu un jour férié. Le déroulement de la cérémonie actuelle date des années d'après guerre, mais on peut retracer des cérémonies célébrant la majorité dès le VIIIº siècle.
Pourquoi en parler soudainement?
Dans la même journée je me suis retrouvée confrontée à deux situations opposées en lien à l'âge.
D'abord, j'ai remarqué depuis quelques temps que le garde de la fac qui fait la circulation entre le campus principal et le restaurant me dit bonjour à chaque fois. Mais également qu'il ne dit bonjour qu'aux profs et au personnel. Me prend-il pour une prof?
Mais quelques heures avant, on jouait avec le distributeur de cigarettes dans la rue, sur le chemin de la fac. Il y a un dispositif d'identification facial pour controler l'âge des acheteurs. Oui, sauf que pour moi tant que pour Shogo, on nous a répertorié comme moins de 20 ans. Que faire alors? le seul moyen d'obtenir le paquet de cigarettes est de présenter son permis de conduire. Sauf qu'on est au pays du vélo, ou plus de la moitíé des jeunes et des femmes en conduisent pas. Donc, bonne idée, mais pas très efficace comme système, sauf si le but est d'empêcher les gens de fumer!

jeudi 9 juin 2011

rokko island

Manque de rigueur dans la mise à jour du blog... j'en ai conscience.
Mais je ne pense pas que mes longues après midi à la bibliothèque soient très intéressantes à documenter pour vous. Quoi que... j'alterne entre les clones (mais ils meurent tous à la fin), la psychologie de la société japonaise, le journal de délinquants américains, j'ai en vue une biographie de Sting, et des litres (oups, j'avais d'abord écrit des "livres") de thé dans la confortable salle "Boissons authorisées".
Plus sérieusement... c'est à peu près ça! donc vous voyez... Disons pour ma défense que j'alterne la recherche pour mon doctorat avec des livres variés trouvés au hasard des maigres rayons étrangers de la BU. Par contre, ils ont une magnifique collection de la pléiade, mais bon Proust en été, j'ai déjà donné.

Quelques moments intéressanrs de la semaine.

Promenade à Rokko Island, une des fameuses iles artificielles. Je découvre enfin où se cachent les étrangers que l'on appercoit rapidement en centre ville. Rokko est le seul endroit où il faut faire attention à ce que l'on  dit. Non seulement il y a plein d'étrangers, mais tous les japonais parlent anglais, même entre eux.
Pendant que nous étions au café (on a trouvé un Tullys avec une terrasse, le rêve par ce temps), nous n'étions entourés que de groupes parlant anglais.

Il y a même une petite de 4 ans qui s'est approchée de la table à une distance jamais encore égalée par ses compatriotes japonais et m'a demandé d'un ton assuré "what's your name?" avant de se lancer dans un long discours sur le ciel et les nuages auquel je n'ai pas tout compris.
Mais le meilleur de la journée a été de repartir en monorail. Mais en fait, ce n'est pas un vrai. C'est un système un peu différent. Mais malgré tout, c'est en hauteur et sans chauffeur.

lundi 6 juin 2011

Mon annivesaire!


5 juin. Pas besoin d'en dire plus.
On avait prévu depuis le mois dernier de faire un pic nique à la plage avec ma famille d'accueil et les amis qui seraient encore dans le pays (pas grand monde en fait à part Tim). Le presque mauvais temps ne nous a pas empêché de bien nous amuser et de profiter du festin préparé part Ayaka, Midori (la mère de Shogo) et Tim.








boeuf de Kobe

Vendredi, folle journée.
Cela commence plutôt banalement, avec un réveil trop tôt et la matinée passée à la bibliothèque de la fac (dans laquelle j'entre illégalement avec la carte d'étudiant de Shogo) à traduire mon mémoire de master en anglais et plongée dans le monde étrange de Kazuo Ishiguro tout en prenant le petit déjeuner dans la salle spéciale boissons.
Le midi, aux revoirs avec encore d'autres amis. Cette fois-ci on se retrouve à "steakland". Ce n'est pas une blague, c'est le nom du restaurant. On goûte pour la première fois au boeuf de Kobe, qui vaut sa réputation- tant en prix qu'en qualité!
Le restaurant est typiquement de style japonais qui essaye d'être européen. Un chef vient cuire et couper la viande devant nous, comme dans tous les restaurant japonais qui servent de la viande. Comme on ne nous donne pas de couteau, il coupe la viande devant nous et la pose dans nos assiettes.


notre cuisinier qui commence à cuire l'ail

puis la viande

notre repas




Dans l'après midi, la digestion se fait en se promenant dans les rues commerciales de Sannomiya. Alana a invité un ami de sa fac d'origine qui est instituteur à Sendai. Il est venu passer le week end pour visiter le Kansai. On lui montre notre petit quartier Geek.
J'y achète quelques mangas. Mais pas ceux que l'on peut trouver habituellement. Ce sont des mangas de fan club. Les formats et la qualité d'impression sont bien meilleurs que les mangas du commerce. Et surtout on ne les trouve pas en Europe! A leur sortie ils valent souvent plus de 1000 yen, mais d'occasion on les achète entre 200 et 50 yen. De quoi pratiquer le japonais!

une des petites rues qui mène à la gare

les bouches d'égoûts à Nishinomiya


En fin d'après midi, un rapide passage par la maison, poser les courses, diner et nous voilà repartis. Toute une expédition. Nous partons en vélo pour Imazu, direction le même Izakaya-karaoke que la semaine dernière. La semaine dernière nous avons raté les dernier train et avons du rentrer à pied, un peu plus d'une heure de marche. Donc cette semaine on prévoit, surtout qu'on aimerait bien me trouver un vélo pour qu'on puisse aller à la fac en vélo de temps en temps. Pour ce soir j'emprunte celui de son frère.
Le vélo oui, mais sans les voitures tout autour. Suivre Shogo qui passe à toute vitesse entre les voitures, les voies ferrées, les passants, les autres vélos... non!
Le retour à 3h du matin s'est bien mieux passé!
On a retrouvé les mêmes amis que la semaine dernière, moins Adam qui est déjà rentré. Encore une fois, on se retrouve à 4 irréductibles à toriniku. Cette fois-ci on s'est même fait virer car ils fermaient à 2h.

mercredi 1 juin 2011

fin mai

Après maints nomihodai (quand 43 personnes partent à des dates différentes et organisent "le dernier" nomihodai, cela commence à faire beaucoup et à ne pas être rentable à ne pas boire beaucoup), des adieux à n'en plus finir, beaucoup de cartons et de rangement (merci à Matsumura sensei pour avoir fait le chauffeur), me voici dans mon nouveau domicile pour le mois et quelque à venir.



Photos en vracs de ces derniers jours.

les dernières photos avant le départ de certains..

un léger rhume. direction le drugstore, à l'américaine!

sushis!

Nishinomiya gardens- le plus grand centre commercial dans le coin. Juste parce que je pense que papa va aimer le design de la porte

les hotesses au point d'information du centre commercial

ils aiment les noms français car cela fait chic...

ce sont des vitrines-ascenseurs

nomihodai karaoke.

Adam

le fameux karage que Julien et Shogo aiment tant

avocat-nato. (le nato est l'aliment que tout les étrangers détestent, et une majorité des japonais aussi. Mais pour ma part, cela va.

repas d'adieu avec les grands parents de ma famille d'accueil. Ils m'ont emmené dans un très bon restaurant de sushis

à droite, le plus jeune frère d'Ayaka

les fameux porte parapluie à clef

repas italien préparé par un allemand, un japonais et une française!

le dernier nomihodai à ce jour


permier repas chez Shogo

crevettes sucrées

deuxième diner: l'équivalent japonais des galettes mexicaines


la chambre (futon au fond à droite)

mon petit coin